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15 mai 2018

L’éducation physique et sportive à l’Ecole : apprendre à agir en réfléchissant

L’EPS s’intéresse à la personne de manière globale. Elle lui apprend à résoudre des problèmes de la vie quotidienne et à adopter les comportements de responsabilité, de solidarité et de citoyenneté indispensables à la vie sociale.

 

Quelle est la place du corps à l’école aujourd'hui ?

 

L’école a encore tendance à donner une place plus importante aux facultés intellectuelles qu’à la personne tout entière. Bien souvent, le corps est seulement « toléré ». On pense à lui lorsque l’on traite d’un problème de santé publique comme l’obésité, ou la prise en compte d’un handicap, ou encore comme un moyen de défoulement, en opposition au travail intellectuel. L’éducation physique et sportive est alors censée permettre d’évacuer certaines fatigues et surcharges intellectuelles. La question se pose de savoir si le corps existe à l’école de façon totalement dissociée de la personne, comme un corps qui dépense de l’énergie et peut apprendre des techniques sportives, ou bien si l’élève est considéré dans sa globalité ? - En fait l’école est encore très dualiste, le corps est essentiellement considéré comme une enveloppe. Pourtant, l’identité d’une personne s’exprime par son action sur le monde à travers son corps.


A quoi sert l'EPS aujourd'hui à l'école ?


Ce rôle varie selon le regard porté sur le corps et sur l’individu. L’EPS peut avoir un rôle thérapeutique : effet positif sur la santé, sur le stress. L’EPS permet aux élèves d’avoir un moment d’activité de détente.


Mais l’EPS pourrait être considérée différemment, à l’égal des autres matières. Elle développe chez l’élève des capacités, des habiletés méthodologiques ou motrices, qui lui permettent de résoudre les problèmes de son existence quotidienne (marcher dans la rue en évitant les voitures), ou les obstacles relatifs à l’apprentissage. On peut penser que les compétences acquises en EPS permettent de transférer des connaissances d’une activité physique à une autre. Ainsi, l’apprentissage de l’équilibre par exemple (connaissance fondamentale) peut aider les élèves à réussir à faire du ski, en toute autonomie. C’est ce que l’on appelle l’intelligence motrice.


L’EPS fait du bien ! L’un de ses premiers rôles est d’améliorer les capacités physiques des élèves à travers différentes activités. Elle peut aussi contribuer à réduire certaines inégalités de départ, y compris sociales et familiales. Par exemple, en proposant aux élèves des activités auxquelles ils n’auraient pas eu accès (le ski, le tennis, le golf…), ou encore, en pratiquant toute l’année une activité pour un coût modique, au sein d’une association sportive, en compétition ou non.

J’insisterai sur la notion de plaisir, qui met les élèves plus facilement en situation de réussite. L’EPS a une influence majeure dans le développement de l’estime de soi.


Son rôle varie aussi en fonction du public auquel on s’adresse. L’EPS peut, à certaines conditions, lorsque l’on prend en compte l’environnement et pas uniquement l’activité, donner envie d’apprendre, parce qu’elle s’intéresse aux capacités et aux attitudes des élèves.



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